Guillaume Apollinaire
20/10/2009
Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Wąż-Kostrowicki
Rome, 26 août 1880 - Paris, 9 novembre 1918

filmé en août 1914, avec son ami André Rouveyre
Né Polonais, il se fit naturalisé français et devint
Guillaume Apollinaire.
Sa mère est issue de la noblesse polonaise, mais son père reste
pour les uns un inconnu, pour d'autres un officier italien ?
J'apprécie énormément ses calligrammes,
(qui ne passent pas sur mon fond, dommage),
mais aujourd'hui, c'est un poème qui me touche particulièrement que je vous propose :
Le pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine.
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

Combien de fois suis je passée sur ou sous ce pont,
durant les 18 années ou j'ai habité le quartier de Paris ou il se situe ???
Hélas, les berges de la Seine ne sont plus ce qu'elles étaient..
Qu'il faisait bon s'y promener, à l'ombre des marronniers
en regardant les péniches, désormais les voies rapides ont remplacé les pavés....
"Influencé par la poésie symboliste dans sa jeunesse,
admiré de son vivant par les jeunes poètes qui formèrent plus tard
le noyau du groupe surréaliste (Breton, Aragon, Soupault.
Apollinaire est l'inventeur du terme « surréalisme »),
il révéla très tôt une originalité qui l'affranchit de toute influence d'école
et qui fit de lui un des précurseurs de la révolution littéraire
de la première moitié du XXe siècle".

Guillaume Apollinaire, sa vie, son oeuvre, ses amours....
Nous y reviendrons.
Tags : Sous le pont Mirabeau
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Guillaume Apollinaire
Pierre de Ronsard
1/10/2009
Pierre de Ronsard
Couture-sur-Loir, 11 Septembre 1524, Saint-Côme-en l'Isle, 27 Décembre 1585

Mignonne, allons voir si la rose
A Cassandre (Salviati)
Mignonne, allons voir si la rose
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Pierre de Ronsard est né au château de la Possonnière, qui se situe près de Vendôme.
Il est le fils et sixième enfant de Louys de Ronsard,
(chevalier et maître d'hôtel des enfants de France), et de Jeanne Chaudrier.

Ronsard passe l'essentiel de ses douze premières années au contact de la nature,
dont il gardera un souvenir émerveillé et fidèle et dont il ne cessera d'exalter la beauté.
Son père l'inscrit au collège de Navarre, mais ses résultats sont catastrophiques
et au bout de six mois, le père fait jouer ses relations pour le faire entrer
comme page à la cour de France auprès de nombreux personnages de l'aristocratie.

Pierre âgé de 12 ans prend en premier lieu son service
auprès du dauphin François qui meurt trois jours plus tard.
Pierre est ensuite près de Charles d'Orléans et enfin de sa sœur
Madeleine de France, épouse du souverain Jacques Stuart.
Quelques temps plus tard, il la suit en Ecosse,
mais elle meurt peu après.
Il reste un peu en Ecosse puis revient en France.

Des desseins militaires se profilaient pour son avenir,
mais Ronsard est d'une santé fragile : affligé d'une otite chronique,
(il devient sourd avant d'atteindre vingt ans,
plus question alors de porter les armes et obligé de réfléchir à une nouvelle carrière.
De retour à la Poissonnière, il tenter d'écrire en français,
malgré la volonté de son père.

En mars 1543, il reçoit la tonsure de clerc (il ne sera cependant jamais prêtre)
afin de percevoir les revenus des ecclésiastiques.

La maison du prieur, édifiée au XVème siècle, fut la demeure de Ronsard.
L'année suivante, le père de Ronsard décède puis, en 1545,
c'est au tour de sa mère de s'éteindre. Peu de temps après,
il fait la rencontre de Cassandre Salviati à Blois.

Il descend à Paris en 1547 et entre au collège de Coqueret,
pour plus de cinq ans.
C'est là qu'il trouvera tous ceux qui formeront par la suite, la Pléiade :
Joachim du Bellay, Etienne Jodelle, Jacques Peletier du Mans etc.
Il se retrouve très vite le premier de son école.
Rien n'aurait pu laisser prévoir quelques années plus tôt
son talent pour les lettres et la poésie.

Dès 1549, du Bellay donne au groupe ce qui allait devenir son manifeste,
la Défense et Illustration de la langue française.
Ce texte, malgré un contenu théorique assez succinct, affiche de grandes ambitions:
défendre le français contre ses détracteurs, enrichir son vocabulaire et ses tournures
et composer des oeuvres inspirées des auteurs grecs et latins,
en leur empruntant des formes anciennes comme l'ode, l'élégie, l'épopée ou la tragédie.
Ronsard s'imprègne de poésie grecque, toute sa vie le poète poursuivra ses lectures
et relectures, l'une des sources constantes de sa création.

Il est le premier poète à avoir écrit un recueil composé exclusivement d'odes,
il fait entendre la louange des rois
et l'éloge de la vie privée consacrée à l'amour, aux amis et à la poésie.
En 1552, Ronsard côtoie les proches du roi, son ouvrage Les Amours est publié.
1553, épidémie de peste sur Paris.
Ronsard quitte précipitamment la ville pour une cure dans la région de Meaux.

Les guerres de religions éclatent entraînant de nombreux massacres
et assassinats entre protestants et catholiques dont Ronsard prendra parti,
à travers ses oeuvres
Discours de la Misère de ce Temps
et de
la Remontrance au Peuple de France,
il exprime ses idées en faveur de la politique royale lutte contre les huguenots.
En 1565, il obtient une aumônerie puis un canonicat,
le Prieuré de Cosmes, près de Tours.

Sur la gauche, le cabinet de travail de Ronsard
dans lequel il écrivait ses ouvrages et à droite, les vestiges de l'église.



Chambre de Ronsard, c'est ici qu'il est mort.

Ronsard est appelé le
«Prince des Poètes»
et bénéficie dès lors de la faveur des rois Henri II,
Charles IX, mais à l'avénement d' Henri III
Ronsard perd son titre de poète officiel de la cour.
Eloigné de la Cour, en demi-disgrâce, ce qui n'entame en rien sa fortune,
et sa renommée passe maintenant les frontières.
Retraite mélancolique mais confortable d’un grand homme
entouré de respect et comblé de bénéfices ecclésiastiques
grâce auxquels il vieillit sans rigueurs,
tout en écrivant ses recueils.
Il a rencontré dans l'entourage de Catherine de Médicis
la belle Hélène de Surgères, pour qui,
en dépit d' une grande différence d'âge,
il lui compose 130 sonnets amoureux
(Sonnets pour Hélène, 1578),
et à travers elle, les dédie à une image mythique de la femme.

Après les Oeuvres de 1584,
souffrant de la goutte et d'insomnies,
il dicte ses derniers poèmes, ses Derniers Vers,
des sonnets très émouvants sur la douleur.
Il a près de soixante ans et la maladie lui laisse peu de répit.
Sa production se ralentit il cesse bientôt de publier de nouveaux textes.
Ronsard voit la mort s'approcher à grands pas.
Il meurt peu après Noël 1585 dans son prieuré.
A Paris, deux mois plus tard,
des funérailles solennelles et exceptionnelles témoigneront
de sa célébrité.


Tombe de l'écrivain qui se situait à l'origine dans le chœur de l'église
dont il ne reste que les vestiges.
Une rose rend hommage à l'auteur de "Mignonne allons voir...".


Tags : Mignonne allons voir
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Pierre de Ronsard
Confucius
10/9/2009
Confucius
551-479 av.J.C
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Confucius, philosophe, pédagogue et homme politique,
est l'une des grandes figures de la civilisation de la Chine ancienne.
Il était considéré comme le "premier des sages".
Sa contribution à l'éducation et le rôle remarquable et durable qu'il a joué dans ce domaine
lui assurent une place exceptionnelle dans l'histoire nationale et internationale
non seulement de l'éducation, mais aussi dans celle de la culture.
La conception de l'école dont il fut le père est d'une portée qui est encore sensible aujourd'hui.
Depuis quelques années, Confucius est de nouveau à la mode.
source : d'après Yang Huanyin, |
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Son patronyme était Qiu et le prénom Zhongni.
Confucius perdit son père, modeste fonctionnaire, laissant sa famille dans la misère.
|
D'abord petit employé, il accéda vers la quarantaine aux fonctions de préfet,
et de responsable des travaux publics de Zhongdu,
puis de responsable de la sécurité et de la justice de la principauté de Lu.
Plus tard, il pris la route avec ses disciples, exposant ses points de vue politiques
et enseignant sa doctrine morale.
Il revint finir sa vie dans la principauté de Lu, où il se consacra à l'écriture et à l'enseignement.
Toute sa vie, Confucius eut la passion d'apprendre et d'enseigner.
Il fut un grand érudit aux multiples talents et, de son vivant même,
sa réputation s'étendait fort loin.
Avant lui l'enseignement général était le monopole exclusif des nobles,
mais il était dénié au peuple.
L'enseignement visait à dispenser aux nobles une formation à la fois civile et militaire
par l'étude des "six arts":
rites, musique, tir à l'arc, conduite des chars, calligraphie et mathématiques.

Confucius vécut à la fin de la période
"des Printemps et des Automnes"
au moment où la société chinoise, passant de l'esclavagisme au féodalisme,
connaissait des troubles et subissait de profonds changements.
Les "études au sein et par l'administration" perdaient progressivement
leur fondement politique et économique tandis que la culture se popularisait.
Conscient de cette tendance, Confucius brisa le monopole exercé sur l'éducation
par la classe noble en ouvrant une école privée,
accueillant aussi bien les pauvres que les riches.
"Mon enseignement, disait-il, est destiné à tous, sans distinction."
Il commença à s'attacher des disciples quand il eut atteint la trentaine.
Il en eut au total trois mille, dont 72 maîtrisèrent les "six arts".
Par sa taille, le nombre de ses élèves comme par la qualité de son niveau,
l'école de Confucius était unique en son temps.
De son vivant et par après,
son enseignement eut une influence considérable dans les domaines de l'éducation,
de la politique, de l'économie, de la culture,
aussi bien que dans celui de l'éthique et de la morale.
Il s'y consacra près d'un demi-siècle jusqu'à ce que la maladie l'emporte.

La Sagesse
Le sage attend tout de lui même,
Le vulgaire attend tous des autres.
Etre humain, c'est aimer les hommes,
Etre sage c'est les connapitre.
Le sage respecte tout,
Avant tout, il se respecte lui-même.
Le sage est ferme,
Il n'est pas obstiné.
Tags : La sagesse
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Confucius